VILLES MOCHES ?

“Figurez-vous qu’elle était debout leur ville, absolument droite. New York c’est une ville debout. On en avait déjà vu nous des villes bien sûr, et des belles encore, et des ports et des fameux mêmes. Mais chez nous, n’est-ce pas, elles sont couchées les villes, au bord de la mer ou sur les fleuves, elles s’allongent sur le paysage, elles attendent le voyageur, tandis que celle-là l’Américaine, elle ne se pâmait pas, non, elle se tenait bien raide, là, pas baisante du tout, raide à faire peur.

Louis-Ferdinand CELINE, Voyage au bout de la nuit.

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Moche, une ville? Quelle question? Oui il arrive que l’on croise quelques unes dans un parcours. Mais sur quels critères se base-t-on pour décréter cette mocheté?

Certes, il y a un filtre de typification chez chaque observateur…pire il y a des conditions , un état d’âme une situation particulière qui pèese sur la subjectivité naturelle dans toute appréciation…Mais une ville moche?

La ville est moche quand elle vous donne l’impression qu’elle est dépeuplée, abandonnée ou morte. Cet objet ne se décline que comme un conglomérat minéral,  perdu souvent dans des solitudes des champs asséchés. Elle est hideuse quand elle perd sa socialité au profit d’une “fragmentation” mettant en veilleuse le possible “clash”.

Elle est moche quand elle participe ou favorise la crétinisation, quand elle relègue l’affectivité, la créativité  et la liberté. Une ville qui cache son histoire comme une honteuse et deshonorante “erreur”, est une ville perdue.

Du regard, vous frôlez surement des villes dans vos parcours. Au premier plan, quelques édifices denses vous mettent à la figure la grisaille de leur inachevement et de leur incomplétude:  Cette temporalité d'”habitants” qui n’ont pas encore décidé de s’établir durablement dans un milieu. Meme les rapports à l’environnement restent empreints d’une hésitation …..

La ville moche est un “brouillon” qui dure…Il restera brouillon, c’est-à-dire, l’objet d’un “jugement” indécis. Une indécision reductrice de la créativité et de la solidarité est une condition pesante dans le “look” et dans le feeling d’une ville…   

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La “KFAZA” et l’école.

Il y a des réactions intempestives face à la déroute de l’examen du baccalauréat 2016. Elles se manifestent sous forme de course vers des prises de positions “pour” ou “contre” Madame la Ministre. Sauf que personne ne semble s’intéresser à l’Education Nationale et à l’école comme institution…instituteurs-et-enseignants-en-algerie-1945-1975-histoire-et-memoires
 
Ce secteur dont les enjeux politiques et idéologiques sont l’objet d’une lutte féroce, au point où la morale est souvent bafouée, doit s’autonomiser par rapport aux “conjurations” et aux intrigues tissées dans les officines. Il est appélé à ne plus dépendre des “visions” idéologiques….pourquoi pas en faire un secteur “technocratique”, confié à des compétences et à des experts éclairés et désintéréssés?
 
Personnellement, je crois que la mission de l’Education Nationale doit se “limiter” (et c’est un gros boulot) à inculquer à nos enfants les “outils” nécessaires qui leur permettront d’évoluer et de s’épanouir dans une liberté totale et dans le respect des valeurs fondamentales. 
 
Ils auront à choisir leur “avenir”, leur idéologie, leurs principes, dans le cadre des règles et des normes consacrées universellement.
 
S’EXPRIMER, LIRE, ECRIRE, CALCULER ce sont des outils indispensables pour approfondir ses connaissances et se “CONSTRUIRE”, d’autant que les nouvelles technologies (e-learning, e-formation) …) favorisent la qualification dans tous les domaines.
 
Je sais que l’actuelle ministre est une “compétence” en matière de sociologie scolaire (ou de l’éducation). Elle possède donc les qualifications pour soutenir le secteur….Mais, en tant que technocrate, la prégnance du politique est pesante. Elle n’a pas le soutien de la corporation, ni des “formations” politiques….même si quelques opportunistes tendent à simuler leur soutien. 
 
Il y a aussi cet environnement de cadres proches surannés qui manquent de réactivité et qui n’arrivent  ni à “digérer” les mutations technologiques, les nouvelles méthodes pédagogiques, les règles de management, ni à tolérer les nouvelles formes de comportements, les rapports générationnels, la démocratisation des technologies et l’accessibilité au “monde”…. (Ils croient que le FB est synonyme de fraude. Ils ignorent surement qu’il a été crée par un “étudiant”!).
Comment se fait-il que ces “cadres” n’ont pas pensé à un plan B, alors que tous les candidats ont pu consulter les sujets “fuités” quelques heures avant le début de l’examen?
 
Et puis, il y a la prégnance de cette hypocrisie ” légendaire”. Pourquoi nous voulons que seule l’Education nationale soit  un secteur “impeccable” alors que tous les autres sont minés par la “triche” et les malversations? Pourquoi nous attribuons à la “kfaza” une valeur de “prouesse” extrordinaire?
 
Ce saut souvent périlleux qui hisse les cascadeurs aux sommets aux détriments des plus méritants est une réalité… Et la tentation est souvent irrévocable…Et ce n’est pas les causeries des imams (rappelant souvent le hadith du Prophète (QSASL)), ni les discours moralisateurs non convaincants et “trop beaux” qui dissuaderont les cascadeurs…. 
 
Dans l’Echelle des performances , “Tricher” est une “kfaza” qui se se justifie dans l’utilitarisme instauré, elle occupe le sommet de la pyramide (de Maslow) de nos valeurs!
Une ECOLE éloignée des tiraillements idéologiques est possible. Elle ne le sera que par un encadrement compétent, serieux, dévoué, désintérressé et apolitique.

 

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La ville peut-elle se passer des non-lieux ?..

DSC06129Sommes-nous conscients des “affaires “de la ville?

Toute conscience de la ville suppose une “cité” impliquée dans la res pubica.

Je dis “ville” parce que je la différencie de  “cité”. La cité étant l’âme de la ville. 

La cité est souvent mise à l’épreuve par des “faits divers” qui instaurent  une unanimité affective ou bien une  divergence d’opinions.

Il y a peu, l’enlèvement de deux enfants dans la Ville Nouvelle Ali Mendjeli (qu’on retrouvera assassinés) avait secoué aussi bien les habitants de la Ville Nouvelle que ceux de la Ville-Mère.

Durant quelques jours, la  cité a  vécu une psychose terrible.

La cité….

C’est ce réveil affectif qui avait  durant quelques jours agrégé les “intérêts”. Cette solidarité  avait réuni toute la population autour de la sécurité….

La phobie des enlèvements avait aussi “impacté” le rapport à la ville.

Ainsi, les habitants dessinaient leurs cartes mentales de la ville ou de leurs quartiers en “localisant” les lieux  ou la sécurité est absente ou précaire. La ville est découpée en lieux “conviviaux”, sécurisés et vivables et en lieux  déconseillés, “infâmes” et répulsifs.

Durant ces moments difficiles, les parents s’agglutinaient durant des heures aux abords des équipements scolaires dans l’attente de la sortie des écoliers.  

C’était l’âme de la ville qui se réveillait sur des faits insoutenables. Ce réveil avait aussi incité à regarder la “ville” autrement.  En tant que cadre physique et  morphologique, cet agrégat se révèle  “dangereux” par endroits….

Ces “préjugés” ne sont-ils pas questionnables ?

  • La conception urbanistique d’une ville, de ses quartiers ou de ses extensions, peut-elle omettre les conditions de viabilité et d’appropriation adéquates dans sa réception?

Par réception, j’entends une adéquation plus ou moins judicieuse  du produit livré aux usages  quotidiens des habitants. En d’autres termes, il s’agit de mesurer le rendement espace/usage ou usager.

 Il faut cependant préciser que les enjeux urbains sont souvent préparés dans les phases de conceptions urbanistiques. Ainsi, les orientations des documents d’urbanisme deviennent des opportunités d’insertion des intérêts étroits.

 Politiques, opérateurs et promoteurs imposent leurs  choix et quelques associations apportent leur opposition selon leurs intérêts idéologiques du mieux qu’elles peuvent, et encore, si elles arrivent à les imposer.  

  • Les conceptions urbanistiques peuvent-elles éviter la production de lieux infâmes ? En d’autres termes, toute conception urbanistique ne produit-elle pas à l’opposé des “lieux” utiles d’autres lieux résiduels ?

          Ces lieux obtenus involontairement sont souvent des espaces statiques, qui servent les lieux “fonctionnels”….Une “cour de service”,  les côté “cour”, les “arrières” sont souvent des lieux qui ne bénéficient pas de regards pertinents.

 C’est aussi le cas des “friches”: des lieux qui ont perdu leur “actualité”. Marginales, elles accueillent les expressions “marginales”.

 Les “non-lieux” (Voir Marc AUGE), sont-ils produits de manière “accidentelles”, ou sont-ils le tribut “paysager” nécessaire à la mise en valeur des lieux de la modernité?

En somme, dans sa pratique l’urbanisme est impuissant pour concevoir une ville (ou dans ses extensions) dont les composantes sont en totalité des lieux signifiants, historiques, “identitaires”…. La “surmodernité” induit des “pertes”. Ce sont par conséquent des lieux qui échappent à la cité.   

 

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RÉHABILITER C’EST RESTAURER L’ESTIME (par Younes MAIZA)

Redonner au Ksourien un espace où il exprime toute la beauté de sa vision du monde, créer les conditions pour que ce patrimoine exceptionnel puisse transmettre ses enseignements et ses richesses aux populations d’aujourd’hui, telle est la mission que s’est donnée la Fondation des Espaces Ksouriens.

Younès Maïza et Tarek Benmohamed sont architectes. Ils ont créé la Fondation des Espaces Ksouriens, ces villages en terre situés dans les oasis du Sud de l’Algérie.

En 2001 Benoît Dargent et Michèle Cotten sont invités par le directeur de l’Ecole d’Architecture d’Oran à une semaine d’étude sur la politique de Réhabilitation du Patrimoine en Algérie.

Ils y rencontrent Younès Maïza et Tarek Benmohamed, architectes-fondateurs de la Fondation des Espaces Ksouriens, ces villages en terre situés dans les oasis. Depuis, ils partagent une même passion pour un art de bâtir ajusté à l’homme.

RÉHABILITATION DU KSAR DE TAGHIT

Taghit se situe au sud-ouest de l’Algérie, dans la vallée de la Saoura. Son espace territorial se compose de trois ensembles naturels morphologiquement différents, le reg, plateau rocailleux, l’erg occidental, vaste étendue de dunes de sable, et une dépression qui traverse longitudinalement cet ensemble, séparant l’erg du reg.. Ancien village fortifié, le ksar de Taghit est bâti sur la pointe de l’éperon rocheux qui tombe à pic sur l’oued Zousfana. Les habitations en architecture de terre y sont groupées dans un enchevêtrement paraissant à première vue inextricable, au milieu duquel la mosquée dresse son minaret. On pénètre dans le ksar par une unique porte qui s’ouvre dans sa partie haute, nous entraînant dans un dédale de ruelles qui se faufilent entre les maisons, montant, descendant, changeant brusquement de direction selon les caprices du sol et le génie des bâtisseurs. Certains passages sont entièrement couverts ; il y règne souvent une obscurité garante de l’intimité des lieux. Un espace un peu plus large dénommé Rahba, lieu d’expression, de fête et de réunion, sert d’élément régulateur du ksar et du groupement humain. Le ksar donne une impression de densité et d’unité par le regroupement, confortée par l’existence d’un rempart.

Ces ksour de la Saoura, jusqu’à ceux du Touât et du Gourara, produisent une espèce de fascination, de la séduction exercée sur le simple touriste à l’intérêt passionné de l’anthropologue, de la quête de l’historien à l’enquête du géographe arpentant les espaces solitaires de l’erg occidental, des investigations du sociologue qui scrute une société pétrie par l’eau et le sable, à l’architecte perplexe devant l’harmonie d’un habitat ocre sorti de terre et tranchant sur le vert de la palmeraie.

Cet urbanisme est le fruit d’une situation privilégiée. Autrefois, les oasis de la Saoura, du Gourara et du Touat étaient situées sur les voies de communication trans-sahariennes qui structuraient le territoire, qu’elles soient commerciales comme les pistes caravanières du sel et de l’or vers l’Afrique, ou bien celles des confréries religieuses reliant l’Afrique du nord à la Mecque. L’échange des biens et des idées a suscité une culture unifiée sur toutes les oasis sahariennes. Les techniques d’irrigation et des foggaras, les techniques de construction, les langues, l’écriture et les coutumes témoignent d’un art de bâtir et de vivre tout en cohérence avec le milieu oasien. Les signes en sont de nos jours toujours visibles et vérifiables.

Si la valeur et la nécessité de sauvegarder ce patrimoine, à la fois conquête sur le désert, adaptation remarquable à l’environnement et foyer culturel et de pouvoir, sont unanimes, la population locale ne semble malheureusement pas partager l’émerveillement que suscitent chez ces témoins les ksour et leurs palmeraies.

Inconscience de jouir d’un privilège, évolution des habitudes et des aspirations ou simple usure du temps ?

Redonner au ksourien un espace où il exprime toute la beauté de sa vision du monde, créer les conditions pour que ce patrimoine exceptionnel puisse transmettre ses enseignements et ses richesses aux populations d’aujourd’hui, telle est la mission que s’est donnée la Fondation des Espaces Ksouriens.

Ses activités visent :

À reconstruire une image négativisée de l’habitat en terre en organisant des échanges nationaux et internationaux, sous forme d’ateliers ou de chantiers expérimentaux pour des associations ou des universités.

À former aux métiers de la construction de terre. Un chantier-école est ouvert et des sessions forment des jeunes artisans, apportant un contenu technique et scientifique à la connaissance empirique transmise de génération en génération.

À valoriser les métiers féminins traditionnels de tissage et de vannerie à travers un apport en matériel et matériaux avec un encadrement. Les ateliers sont regroupés en coopératives de production et commercialisation des produits.

À former et informer sur les structures associatives à travers des ateliers de montage de projets.

À requalifier les ksouriens souvent victimes d’une perte d’identité ou d’un complexe vis à vis d’une « modernité » souvent très mal vécue. Une série de publications d’ouvrages artistiques destinés au grand public met en valeur les atouts des espaces ksouriens.

Notre expérience dans le développement communautaire et la lutte contre la pauvreté, nous amène à croire que si nous faisons appel à tout ce qu’il y a de beau dans l’être humain, les résultats sont au-delà de ce que nous pouvons prévoir. S’il y a une valeur universellement partagée au-delà des lieux et des cultures c’est bien la beauté.

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La roue réversible.

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Le quotidien de l'”image de la cité” de K.LYNCH.

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Sous un certain angle, Kevin LYNCH (L’image de la cité) a procédé à l’interrogation du quotidien urbain des habitants des villes de Boston, de Jersey City et de Los Angeles. Peu importe l’échantillon, les questionnés ont quand même “identifié” les jalons urbains de leur quotidien.

Le rendu des réponses en images, s’est orienté sur les “représentations mentales”, les sensations immédiates et les évocations rétrospectives. Ainsi, le quotidien urbain est une pratique du paysage de la ville faisant appel à l’immédiateté sensible, convoquant les réminiscences individuelles.

Le quotidien est une suite d’images évocatrices. Chacun élément de la foule les défile dans un rapport collectif  cognitif et intime plutôt affectif. Cette attitude conduit à des évaluations urbaines orientées sur les détails….Ainsi, les objets urbains (ou architecturaux) sont porteurs d’évocations signifiantes, pratiques et favorisant l’émotivité.

Les pratiques spatialisants sont aussi nourries des caractères signifiants des “espaces” et des accessoires urbains. Le quotidien n’est pas seulement des “errements” ou des parcours “plats”, il est aussi une promenade dans le présent et dans le passé et pourquoi pas dans le futur…..Le marcheur n’a-t-il pas la possibilité de “rêvasser” d’une perspective enchantée? 

La méthode de K.Lynch est à beaucoup d’égard une tentative d’épuisement du quotidien…..

Cependant, cette approche perceptuelle disqualifie (omet) les autres manifestations  perceptibles…..Ou sont les odeurs, les bruits?

A.BOUCHAREB

Nov. 13

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Le quotidien… et réalité empathique.

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Les architectes et les urbanistes ne sont-ils pas appelés à nourrir et à développer des aptitudes pour “écouter”, s’introduire et “se mettre” dans la peau de l’autre?

L’autre, cet usager, n’est pas seulement un client, une commande ou une “offre de service”, Il est surtout ce lambda banal, absent/présent, une silhouette qui profite de son droit d’usage sans exclusivité.

Les édifices ou les espaces urbains ne sont pas “exclusifs”…Ils participent à instaurer l’ordre, plus, ils doivent favoriser la créativité “intime”, individuelle et subjective….

Chaque individu vit son espace d’une manière libre, privée et intime alors que le vécu collectif impose la banalité, l’intersubjectivité ou  l’ordre commun. Les aménagements urbains, en tant que supports destinés à un large public, à la foule, ne doivent-ils pas prioriser le banal…le quotidien, l’accessible?

Les drames, les menaces et les catastrophes affectant l’environnement soulèvent les inquiétudes et l’altruisme…Tout le monde (propre et figuré) est sous la menace…C’est la “nouvelle réalité emphatique” (J. Rifkin in Le Monde Magazine du 15.04.11 ).

Non ce n’est pas de la sympathie…ce jugement déployé pour conforter les idées ou les sentiments de l’autre! Car à ce stade, l’implication et l’engagement restent “distants” …Mais l’empathie est aujourd’hui une valeur, favorisée par l’interconnexion mondiale qui pourra “sauver” l’humanité.

L’empathie, le concept est dit….

Il s’agit de cette disponibilité à saisir l’autre. L’empathie devient alors un “attitude” d’écoute motivée, volontaire, dénuée de toute précepte de jugement. L’autre est aussi une entité sous le joug de son contexte, de ses sentiments, de ses appréhensions, de ses désirs, de ses paradigmes, des ses “mythes “…..

L’empathie commande donc au delà de la compréhension et de l’assimilation de l’autre dans son contexte, une aptitude d’auto-abstraction momentanée, des capacités à mettre entre parenthèses le savoir reçu, les penchants…la sympathie.

Il ne s’agit pas de manipulation…mais de création d’un espace de cognition préalable à des savoirs ciblés, crus (Levi-Strauss), susceptibles de fournir les indicateurs fondamentaux aux réponses et aux propositions.

Exercice périlleux!

L’autre c’est l’homme de la foule. C’est la foule informe, dynamique, muette endeuillée qui fait le quotidien de l’espace urbain….Elle lui donne un sens, le dessine, l’écrit, l’anime…Elle le  pratique dans les diverses possibilités qu’il offre….ou sinon elle le force à être “pratique”… à y instaurer ses “pratiques spatialisantes“.

Dans le monde grec, l’ethos, le pathos et logos structurent la pensée…mais l’on a tendance à mettre à l’écart le mythos….alors qu’il représente la subjectivité  et dont la lecture revient au logos….. La subjectivité des autres, tant qu’elle se fond dans la collectivité, n’est-elle pas le fondement de l’objectivité…du moins humaine ou sociale?

A.BOUCHAREB

Nov 13

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